Droit opposable au logement vu depuis la Roumanie
Le sujet du « droit opposable » au logement a des échos dans le monde entier !
Par exemple en Roumanie. Un article en première page d’un des plus grands quotidiens est consacré au sujet (voir : http://www.evenimentulzilei.ro/article.php?artid=287416)
Plus intéressant que l’article ( qui se contente de se demander qui va payer et qui constate que les difficultés économiques croissantes du pays font le lit des discours populistes, à tel point que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy font de la surenchère sur le terrains de Le Pen) plus intéressant disais-je sont les commentaires des internautes à propos de cet article.
Pour ceux qui voudraient plus de détails, je suis prêt à faire une traduction intégrale de ces commentaires. En attendant, voici mon résumé :
Un internaute et un seul ( qui écrit beaucoup, qui vit en France : Mr MUCEA) est d’accord avec
Un autre internaute vocifère contre les spéculateurs immobiliers, qui sucent le sang du bon peuple.
Pour le reste… quelques extraits :
Commentaire 6( Titi) : traduction intégrale : En France, le pays du socialisme de l’Ouest ? Venez donc en Roumanie !
Commentaire 8 (warry) : traduction intégrale : Partageons les richesses et la paresse. C’est la lutte finale. Vive le Parti Communiste Français.
Commentaire 9 (VLAD 1): traduction intégrale : Je suis écœuré. Le populisme français atteint un comble, peut-être de stupidité collective aussi. Le système social français est le plus généreux au monde, ce qui fait que, dans la société, les parasites se multiplient. Qui, derrière diverses philosophies attrayantes, essayent de mener une vie dans laquelle les dépenses personnelles sont supérieures à la production et à l’effort propre. La différence, elle est acquitté par les « sots » qui travaillent et payent des impôts.
Une personne travaille une vie entière pour acheter une maison, ceci est valable partout dans le monde. Si quelqu’un ne veut pas travailler, c’est son droit, mais qu’il ne vienne pas demander aux autres une maison .
Commentaire 12 (ploesteanu) : traduction intégrale : Qui paye pour de tels logements ?
Logements pour tous, semaine de travail en dessous de 40 heures, jours fériés et vacances longues, la sécurité de l’emploi. Combien de temps pensez-vous qu’un tel système peut durer ?
Commentaire 19 ( ploesteanu) traduction integrale: Mr MUCEA de Paris, merci pour les détails . Dans un autre commentaire, vous précisez vous-même que l’administration française est difficile et que de nombreux français sont dans des situations limite. Apres avoir expérimenté moi-même la vie occidentale – il est vrai, de l’autre coté de l’océan, pas en France – je vous demande : Ne pensez-vous pas que le gouvernement français devrait stimuler plus la concurrence ? Qu’il devrait permettre aux patrons de licencier plus facilement ceux qui ne sont pas assez performants ? La concurrence conduit au progrès, à la croissance économique, au bien-être en général. J’ai beaucoup d’amis en Europe de l’Ouest qui m’expliquent que licencier quelqu’un est très difficile, notamment en France, même si le patron avait raison.
Vouloir satisfaire tout le monde est noble. Et admirable l’existence des programmes sociaux de construction de logements pour tous, mais quelque part la société en payera le prix, tôt ou tard. Même s’il s’agit d’un pays très riche, avec de nombreuses ressources et ou le tourisme prospère. Ceux qui sont entreprenants et travaillent finiront par porter sur leur dos ceux qui se contentent avec peu, qui sont peu performants ou qui se contentent des aides sociales, en un mot qui se complaisent dans la paresse. Je comprends vôtre mécontentement pour la situation des logements et pour les prix élevés des loyers. Des solutions à court terme existent, comme celles que vous indiquez par l’imposition différenciée. Mais… à long terme je chercherais les solutions ailleurs.
Merci de vôtre attention et patience .
Commentaire 21 ( warry) : Et qui paye les logements de ces flemmards qui ne sont pas capables de se faire un logement ? Bien entendu, par les impôts élevés sur les gains de ceux qui travaillent et entreprennent. Ca sent "le rouge "…
Hélas… la longue carrière de l’assistanat d’Etat (et son succès remarquable, couronné en 1989 par les remerciements que l’on connaît) a rendu les gens des pays de l’Est un peu réfractaires aux bienfaits de l’Etat-Providence… Mais soyons sûrs, nos Ségolene ou Sarkozy sauront défendre bec et ongles le « modèle social » français. Car, de toute évidence, il ne s’agit plus que de le « défendre » : pour ce qui est de « l’exporter »… ça parait bien compromis !