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Dimanche 5 novembre 2006
Au sujet du livre "Essai sur la non-bataille" de Guy Brossollet,  Editions Bélin - 1975

Il s'agit d'un livre apparemment assez rare ( bien que disponible encore, sur http://www.livres-chapitre.com/-D1PYM0/-BROSSOLLET-GUY/-ESSAI-SUR-LA-NON-BATAILLE.html

Ce livre met en doute l'efficacité du modèle miltaire français, tel qu'il était au début des années '70.

Pourquoi je cite ce livre ? Parce que l'essentiel des critiques portées par Mr Brossollet sur le "système défensif" ( il s'agit, je répéte, de celui des années '70, je ne connais pas son éventuelle évolution) est, à mon sens, une critique de nature profondemment humaniste et libérale.
En gros, il estime que le soldat réduit à la condition d'instrument censée executer mécaniquement les ordres venus "d'en haut" est "un pantin, avec une arme, sorti d'une boite".
Et le modèle défensif que proposait Mr Brossollet est, au fond, un modèle "libéral": à la place du système centralisé et pyramidal "classique" il propose une sorte de modèle de "guerilla" ou la DECISION des action à menér sur le terrain appartiendrait.... aux individus sur le terrain !

Je me permets de citer un bref passage du livre (serait-ce une "profession de foi" de l'auteur?):

."Notre remise en cause des structures dépasse donc le contentieux purement technique ou tactique. Elle cherche à revaloriser l'homme engagé dans la défense de son territoire, à personnaliser son action, à lui donner un rôle de citoyen responsable et non plus seulement d'executant, à solliciter son intérêt et son initiative.
Cet homme à replacer dans des structures nouvelles, c'est l'individu lassé de n'être point considéré."

Je suis incapable de me prononcer sur la validité technique des considérations de Mr Brossollet.
Mais ce que je trouve remarquable c'est qu'un modèle basé sur des INDIVIDUS AUTONOMES (et par conséquent RESPONSABLES) a pu paraitre supérieur (car plus efficace et moins coûteux!) au modéle "classique" (centralisé, hyerarchique) même dans un domaine ou le dogme de la hyérarchie décisionelle semble inattaquable.

Pour ceux que ce type de sujet intéresse, pourquoi ne pas essayer la lecture de l'ouvrage de Guy Brossollet ?  D'autant plus que la recherche sur le nom fournit, entre autres, l'article suivant:
http://www.armedforcesjournal.com/2006/10/2069044 La manière dont cet article se réfère au livre de Mr Brossollet laisse à penser qu'il n'existe pas des tonnes d'ouvrages dans cet esprit.

Je ne sais pas s'il s'agit d'une utopie ( je ne suis pas militaire, il s'agit d'un livre que j'ai lu par un pur hasard).


Mais remarquons, je le répète, qu'il existe donc un modèle "libéral" même en ce qui concerne la défense nationale. Et que ce modéle s'attribue, dans son domaine spécifique, les mêmes vertus que le libéralisme en général:
- respect et mise en valeur des individus, de leurs capacités de création et de décision
- meilleure efficacité, pour une facture globale moindre


(Le chapitre qui analyse le pourquoi de l'inefficacité des décisions prises "en haut" dans le système centralisé pyramidal pourrait d'ailleurs être transposé sans changer un mot à l'économie: on croit par moments lire " La Route de la Servitude" de Friedrich Hayek)
Par Andrei LUDOSAN - Publié dans : ludosan
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Commentaires

La dissolution du 57ème RA de Bitche retentit comme un chant d'adieu à un monde, à une époque, à une population qui méritaient d'autres égards. Le "chant des adieux", c'est aussi une petite pièce composée par mes soins pour évoquer le désarroi et les drames qui en découlent, mais surtout la détermination et la force d'hommes et de femmes décidés à se défendre.

 

Merci de diffuser ce message le plus largement possible.

__

 
François : Monsieur le Président, cette petite visite me rappelle votre passage éclair sur le site de Gandrange. "Visite présidentielle, visite providentielle..." et finalement, bien des déconvenues à la clef !...

Sarko : Mais c'est tout de même extraordinaire, cette façon de tout déformer ! A Gandrange, j'ai fait des déclarations précises, des promesses claires ! Je me suis engagé solennellement à prendre en charge les investissements nécessaires au redressement de cette entreprise et...

François (lui coupant la parole) : Vous l'avez dit et vous n'en pensiez pas un mot ! Vous-même savez bien que Bruxelles interdit formellement ce genre d'initiatives. Vous avez froidement mené ces gens en bateau (et pas celui de Vincent Bolloré !), et vous êtes venu en faire autant ici !

Sarko : Oh, mais pas du tout ! On ne pourra pas me reprocher de ne pas tenir des promesses faites devant vous, parce que..., comment vous dire cela...

François : Parce que vous ne prendrez même pas la peine de nous en faire, n'est-ce pas ? L'affaire est pliée, et on n'en parle plus !

Sarko (mielleux) : Il faut savoir s'adapter aux réalités économiques... Il faut que chaque français fasse des efforts pour que notre pays reste compétitif...

 

François : De notre point de vue, ce sont toujours les mêmes français qu'on presse de faire des efforts ! Nous sommes égaux devant l'effort, Monsieur le Président, mais comme disait Coluche, il y a des gens qui sont "moins égaux que les autres" !! ...

 

Sarko : Allons, Monsieur François, le pays de Biche n'est pas si mal loti !

 

François : De Bitche, Monsieur le Président ! Le Pays de BITCHE !!!

 

Sarko : Ne jouez pas sur les mots ! Vous ne pouvez pas demander à l'Etat de maintenir des garnisons pour vous protéger contre des dangers qui n'existent plus !

 

François : Monsieur le Président, c'est nous au contraire qui avons protégé l'Etat au cours des dernières décennies. Nos pères ont été en première ligne des combats, nos maisons ont été bombardées, et lorsqu'il a fallu céder des villes à l'occupant, c'est encore la nôtre que le sort a désignée !! Et aujourd'hui, la paix revenue, c'est un autre bombardement qui s'abat sur nos têtes, celui de réformes iniques qui signent la débâcle de notre région.

C'est cela qu'il est si difficile d'admettre pour nous ! C'est le Pays de Bitche qui a été le plus éprouvé, Monsieur le Président ! C'est ici qu'il y a eu le plus de morts ! Et à chaque réforme, c'est ici encore que les mesures sont les plus dures, les plus radicales, les plus définitives !

C'est un lâchage en règle, Monsieur le Président !

 

Sarko (qui feuillette quelques papiers) : Bitche a toujours été chère à mon cœur, Monsieur François ! A la cérémonie de passation de pouvoirs consécutive à mon élection, j'ai tenu à la présence des artilleurs du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche ! Ce sont eux qui ont tiré vingt-et-un coups de canons sur l'Esplanade des Invalides !

 

François : C'est un signe, Monsieur le Président ! Il faut justement invalider cette décision de dissolution du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche !

 

Sarko : Ce sont les militaires qui sont les premiers concernés ! Ils seront simplement reclassés ailleurs ! Ca ne pose pas de problème majeur car ils ont accepté une certaine mobilité en entrant à l'armée.

 

François : Monsieur le Président, la population du Pays de Bitche a tissé au fil des ans des liens très étroits avec les personnels militaires. Nous vivons une conjoncture difficile, avec des entreprises qui mettent la clef sous la porte, des jeunes qui ont peur de l'avenir, et la présence sur place de garnisons militaires est perçue par les gens comme un pilier solide et inamovible sur lequel ils peuvent au moins compter. Beaucoup de monde s'accroche à cette branche que vous souhaitez scier !

 

Sarko : Aucune branche ne sera sciée de manière inconsidérée... Mais les amoureux de la nature que compte cette assistance savent bien ce que soigner un arbre veut dire. Il faut combattre les parasites, arroser l'arbre, tailler ses branches inutiles. Si on ne le fait pas à temps, c'est l'arbre entier qui est menacé !

 

François : Nous ne sommes pas des branches inutiles, Monsieur le Président, et encore moins des parasites ! Quant à arroser l'arbre, ce sont les larmes des petites gens qui vont couler à flot.

 

Sarko : Vous jouez la carte sentimentale, là ! Mais on ne dirige pas un pays avec de bons sentiments. Il faut de la rigueur, monsieur François, du réalisme !

 

François : Je n'aime pas davantage vos propres cartes, Monsieur le Président. La carte judiciaire, la carte hospitalière, la carte militaire, la réforme des universités... Je vois surtout à l'oeuvre des technocrates parisiens régler froidement le sort de millions de gens au vu de considérations comptables, et sans le moindre regard pour les drames qui se jouent dans la vie réelle.

 

Sarko : Des drames ? Allons donc ! Quels drames ?

 

François : Nous avons déjà été vivement ébranlés par la disparition d'un régiment à Sarralbe et par la suppression du 4ème Cuir à Bitche même. Demain, le maintien de nombreuses écoles sera contesté. Nos commerces seront menacés de faillite ! Les longues années de souffrance que nous avons vécues au cours des trois dernières guerres nous ont appris le courage, et ont ciselé au fil du temps notre identité de ville de garnison. S'y attaquer, c'est détruire notre bel équilibre, notre belle unité, et jeter aux oubliettes des siècles de tradition nourrie de respect des valeurs et de courage face aux épreuves. On n'a pas le droit de nier l'âme d'un pays.

 

Sarko : Ne vous inquiétez donc de rien, monsieur François. Faites-nous confiance ! Nous allons nous occuper de tout !

 

François : Monsieur le Président, l'avenir que vous nous promettez est bien sombre. Mais nous avons pour nous notre solidarité et notre courage. Dans les contextes les plus défavorables, dans les conflits les plus durs, nous avons toujours su serrer les rangs pour faire front tous ensemble. Jamais, nous n'avons plié devant personne ! Sachez-le, Monsieur le Président, ni aujourd'hui, ni demain, personne ne nous fera rendre gorge !

Et puis, nous ne sommes pas seuls ! Nous pourrons toujours nous fier à nos élus qui jamais, eux, ne nous laisseront humilier et trahir de la sorte !

Une majorité de français s'est rangée sous vos couleurs et vous a élu à la Présidence de la République en 2007. Aujourd'hui, c'est à vous de nous montrer que nous pouvons compter sur vous !

 

 

Florence Soriano-Gafiuk

Commentaire n°1 posté par Florence SORIANO-GAFIUK le 21/05/2008 à 18h01
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