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Si nôtre petit plaidoyer en faveur du marché et des spéculateurs
aura paru un tant soit peu sensé, on peut se demander comment se fait-il que les “étatistes” et autres “tribuns populaires” soient si
farouchement opposés au libéralisme. Nôtre plaidoyer ne fait pas appel à des concepts outrageusement complexes ou abstraits...
Mon impression est que le problème est psychologique, et nullement intellectuel. Et que, de surcroît, la réponse n’est nullement “cachée”: au contraire, elle est visible et affirmée
explicitement.
Regardons, pour commencer, les deux hypothétiques solutions “anti-spéculateurs” que j’ai imaginé. (Elles ne sont pas si hypothétiques que cela. La taxation des
profits fût ardemment défendue par Attac et par quelques éminents politiciens français - de droite comme de gauche. Plus récemment, un gouvernement de droite vient de plafonner la hausse des
loyers - en indexant la hausse des loyers sur l’inflation, ce qui est une stupidité économique qui ferait rigoler n’importe quel étudiant...). Regardons donc ces hypothèses: leur point
commun c’est qu’elle visent clairement... à empêcher “le spéculateur” de s’enrichir. Le but explicite est donc de nuire à quelqu’un, et non pas de faire le bien
de qui que ce soit. J’ai d’ailleurs appelé, involontairement, ces solutions “anti-spéculateurs”. Ce ne sont pas des solutions “en faveur de” quelque chose mais
“contre” quelque chose.
Regardons maintenant tous les “alter-mondialistes”, “gauchistes”, “josébové-istes” et autres factions du genre. Ils n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur une seule proposition “positive”.
Les seules affirmations sur lesquelles leur consensus est acquis d’avance c’est qu’ils sont “anti-libéraux”. Et “contre” la mondialisation. Et
“anti”-américains.
Lors des élections présidentielles françaises de 2007, plusieurs mouvances du genre ont même voulu se regrouper dans un “front uni anti-libéral”. Et j’ai pu entendre un éminent
membre du Parti Socialiste fonder son “discours” sur le fait d’être “contre” le "grand capital" et “contre” la “spéculation financière”.
Généralement bruyants, prêts à défiler dans les rues (et, à l’occasion, affronter la Police)... tous ces gens ont, en fait, un dénominateur commun: ils sont
“contre”. Leur idéation ne vise pas à “faire du bien” (ni même à eux-mêmes) mais à “faire du mal” à “l’adversaire”. C’est donc surtout une psychologie de haine.
L’objet de cette haine est d’ailleurs éminemment variable: tantôt “le libéralisme”, tantôt “la mondialisation”, tantôt “l’américanisme”.... La substitution d’un objet à un autre s’opère
d’ailleurs sans aucun égard à la logique la plus élémentaire: les USA et le libéralisme sont synonymes et donc haïssables... même quand George Bush jr. se fait élire sur la base d’un “discours”
passablement isolationniste (donc structurellement non-libéral).
On s’échine donc inutilement à chercher une “logique”. Il n’y a pas de “rationalité” mais simplement un sentiment de haine, et donc à une seule intention
fondamentale et primordiale:“nuire” à autrui. Au risque de me répéter, je ne connais, en ce qui les concerne, aucune définition “positive”, “en faveur de...”. On est
“contre” les OGM, “contre” le tabac, “contre” les drogues, “contre” l’homosexualité, “contre” la pollution... Quand ce n’est pas “la gauche”, c’est “la droite”. Les “causes” - bonnes ou mauvaises
- défilent en sarabande. On sort dans la rue, on s’exprime et on est brusquement exaltés aussitôt qu’il s’agit d’être “contre”.
Je laisse le soin aux psychologues et autres sociologues de nous expliquer le pourquoi de ce phénomène, et surtout de son ampleur. En attendant... les discours des libéraux, quels que soient
leurs mérites intellectuels, resteront lettre morte.
Tu devrais référencer ton blog dans un des agrégateurs de blogs libéraux (Réseau Libéral notamment)
Ainsi, davantage de gens pourraient lire ce que tu écris.
A+
J'ai le DROIT d'exiger que des groupes tels que les entreprises ne salissent pas MON eau et celle de mes enfants !
J'ai le Droit de ne pas vivre dans un monde défiguré par l'industrie !
Cette LIBERTE, inaliénable, où est le soi-disant libéral qui me le reconnaitra ?
Et je VEUX pouvoir porter plainte d'être victime de toutes ces nuisances, car c'est mon DROIT de libéral, libre !
Ma liberté n'a jamais souillé la terre, l'air et l'eau de quiquonque, car moi, je respecte la liberté des autres. Alors de quel droit un système m'oblige t-il à vivre dans des villes sales, bruyantes, mal fréquentées alors qu'il est de mon droit naturel de vivre dans une nature respectée étant moi-même un être de la nature ? Où est la liberté dans cette poubelle universelle , Où est mon droit d'homme libre ? Qui a le droit de souiller l'air que je respire, et donc ma liberté et celle de ceux que j'aime ?
Qui défendra alors ma liberté quand elle est agressée par d'autres qui n'en font qu'à leur tête à mes dépens et aux dépens de l'humanité toute entière ?
Moins souvent tes articles. Mais agréables.
Il faudrait aussi rajouter, ce qui me semble capital en France, que les partis de gouvernement depuis plus de trente ans n'ont d'autres programmes que d'être contre leur duettiste politicien. Ils ne peuvent se différencier autrement puisqu'ils défendent le même étatisme.
Mais tous ces "rameutages" ne sont que de la démagogie populiste, tant la "politique" n'est pas pour eux, de faire évoluer la société, mais de se l'inféoder par une prise de pouvoir pseudo-démocratique.
Et comme les français en particulier sont plus enclins à être contre quelque chose que pour une autre qu'ils conceptualisent de toutes les façons, souvent de façons différentes, c'est plus facile pour un politicien de les fédérer dans un mouvement contre quelque chose qui existe - même si ce n'est que dans leur tête - plutôt que pour quelque chose.
Quant au libéralisme il est aussi définitivement contre tous les étatismes et collectivismes et le seul à être pour la vraie liberté de l'individu.
Et pour répondre à Jo, il faut dire que la liberté individuelle s'arrête où commence celle des autres et celle des autres en France commence par s'amalgamer au même endroit et finit par polluer son air. Don Quichotte ne l'avait pas compris mais a vite renoncé à sa croisade. mais des endroits sans pollution existent encore sur notre planète. Il suffit de prendre son balluchon et d'y migrer avec sa famille et de subvenir à se besoins. Il ne faut que du courage pour cela, ce qui n'était pas le cas au milieu du siècle dernier dans les pays communistes.
C'est ce que j'ai fait et j'ai trouvé ici l'environnement rêvé de Jo.
Bien à toi